"Mon petit doigt m'a dit": un blog consacré au développement personnel !



Ci-dessous tous les posts faisant référence à la situation psychologique du Covid-19.


Sortir en douceur du dé-confinement

Bonjour à toutes et à tous !

Vous êtes déjà nombreux à me demander des conseils pour aborder le dé-confinement au niveau de la psychologie. Voici quelques repères généraux et individualisés.

 

 

Pour tous : la perception du temps a changé pendant ces quelques semaines. Et nous avons donc perdu le sens de certaines priorités, la nécessaire obligation d'être réactifs, la prise de contact avec la vie sociale. Voici mes suggestions générales adaptées aussi à toutes les personnes qui n'ont pas eu à lutter ou être confrontées au virus.

  • La vie que nous avions auparavant va reprendre ses droits, car c'est plus naturel et nous vivons en étant actif et des êtres sociabilisés depuis toujours ! Restez confiants !!!!
  • Donnez du temps à votre corps pour vous remettre à une vie ordinaire : environ trois semaines. Patience !!
  • Allez doucement, aussi dans la reprise des liens sociaux non virtuels. Chacun va un peu s'observer, c'est normal !
  • Personne ne vous oblige à en faire trop : si vous avez des peurs, laissez-les se résorber doucement.
  • Nous quittons une étape non naturelle, pour rejoindre un espace de la vie ordinaire.
  • Posez-vous la question : qu'est-ce que cette étape m'a appris ou fait observer ? Que puis-je modifier pour aller plus à l'essentiel ? Sur quels sujets mes désirs se posent-il  : matériel, vie relationnelle ?

Situations particulières : Si vous avez été en première ligne sur les tensions apportées par la crise sanitaire, il est important de reprendre en mains votre niveau d'affectivité (fatigue, stress, peurs).

  • Les personnels soignants ou reliés à l'accompagnement des personnes touchées doivent pouvoir prendre des moments de debriefing. Même si l'on n'en ressens pas l'utilité. Je suis disponible pour cela.
  • Les personnes endeuillées ont un parcours singulier à vivre, là aussi, il peut être utile de faire le point et de parler en thérapie.
  • Les personnes retraitées ou isolées doivent reprendre graduellement une vie normale afin de ne pas se mettre en danger.
  • Les salariés ayant travaillé à distance, peuvent faire le point sur les aspects positifs de cette forme de travail à distance. Toute situation apporte une source d'inspiration pour l'avenir et une prise de recul sur les méthodes personnelles.

A tous !!! 

Je vous encourage à ne pas avoir peur, car elle est aussi virale.

Il y aura un terme à cet épisode.

Il nous rend impuissant, car nous avons l'habitude de tout gérer et commander.

 

Il y a autour de vous des personnes qui ont plus souffert (santé, économie, morbidité, insécurité d'emploi).

Si vous n'êtes pas concerné par ces facteurs, restez à votre place...

Écoutez les personnes qui ont plus souffert que vous et aidez-les ! Ne leur projeter pas vos "bobos" à la figure.

Ce décalage risque d'être une faille importante dans la vie sociale APRÈS : les niveaux d'affectivité seront très différents ! Surveillez vos plaintes : nous ne savons pas ce que l'autre aura enduré ces dernières semaines,

car le COVID restera pour certains, une maladie tabou ! Les personnes auront peur d'être stigmatisées !

 

Une part de bon sens, associée à une forme d'humilité pourrait être d'un bon usage pour les mois à venir !

Aussi, si vous avez vraiment peur, cessez de regarder en permanence la TV ou vos réseaux sociaux.

Tous ces usages accentuent le sentiment d'impuissance et alimentent les peurs. Restez confiants !!!

 

Pour les consultations en thérapie, je reprends mes activités à distance à partir du lundi 11 mars !

Prenez soin de votre dé-confinement, comme une étape de déprogrammation de vos peurs !

Confiance et courage !  Pascale Morand

 

 


Accompagner en psychothérapie les soignants aidant à la crise du Covid

conseil en ligne. Clic sur image
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La crise apportée par le contexte de l'épidémie est une donnée face à laquelle tous les soignants sont en première ligne.

Pour encourager ce personnel actif et en lien constant avec des difficultés accentuées, voici ce que je comprends sur les enjeux psychologiques de cette situation.

 

 

  • Quels sont les nouveaux facteurs psychologiques logiques :
    • Une accentuation du stress  émotionnel.
    • Une rapidité et un enchaînement des situations morbides.
    • Un défi permanent à gérer.
    • La peur d'être malade ou de contaminer ses proches.
  • Quelles sont les espaces ou les petites lucarnes de ressourcement dans ce contexte difficile :
    • L'élan solidaire apporte une force de reconnaissance.
    • L'importance de vivre les évènements au jour le jour, surtout sans se projeter dans un avenir catastrophe.
    • Se sentir utile et acteur sur  l'évènement est un excellent moyen pour se sentir ultérieurement en paix avec soi-même.
    • Toutes les situations d'urgence nous obligent à développer des ressources infinies d'adaptation.
  • Qu'est-ce qu'il faudra gérer au niveau psychologique, pour les soignants, après le choc de la pandémie ?
    • C'est compliqué de "redescendre" après une étape de vie très dense où le combat contre la mort est en jeu d'une façon durable.
    • Le retour à une vie "ordinaire" peut se vivre comme une forme de gratitude. Mais elle peut aussi accentuer la différence ou l'indifférence par rapport aux personnes, comme des patients, qui se plaignent beaucoup. D'une manière globale, tous les parcours de soin classiques peuvent être perçus comme de la bobologie. Les soignants auront certainement un moment nécessaire pour déprogrammer ou rétrograder graduellement leur perception de grave ou pas grave, urgent ou non urgent.
    • L'attitude de futurs patients, après un retour à des hospitalisations ordinaires, devrait être exemplaire et respectueuse.  Souhaitons que les évènements actuels aient fait comprendre aux patients impatients ou irritables que les personnels sont là pour leur bien et réduire ainsi la maltraitance de certains patients ( agressions verbales).
  • Bon courage à tous les soignants et merci ! Pascale Morand. Psychothérapeute.

Comment aborder la psychologie du confinement.

La crise apportée par le contexte de l'épidémie est une donnée face à laquelle tous les soignants sont en première ligne.

Pour encourager ce personnel actif et en lien constant avec des difficultés accentuées, voici ce que je comprends sur les enjeux psychologiques de cette situation.

  • Quels sont les nouveaux facteurs psychologiques logiques :
    • Une accentuation du stress  émotionnel.
    • Une rapidité et un enchaînement des situations morbides.
    • Un défi permanent à gérer.
    • La peur d'être malade ou de contaminer ses proches.
  • Quelles sont les espaces ou les petites lucarnes de ressourcement dans ce contexte difficile :
    • L'élan solidaire apporte une force de reconnaissance.
    • L'importance de vivre les évènements au jour le jour, surtout sans se projeter dans un avenir catastrophe.
    • Se sentir utile et actif sur l'évènement est un excellent moyen pour se sentir ultérieurement en paix avec soi-même.
    • Toutes les situations d'urgence nous obligent à développer des ressources infinies d'adaptation.
  • Qu'est-ce qu'il faudra gérer au niveau psychologique, pour les soignants, après le choc de la pandémie ?
    • C'est compliqué de "redescendre" après une étape de vie très dense où le combat contre la mort est en jeu d'une façon durable.
    • Le retour à une vie "ordinaire" peut se vivre comme une forme de gratitude. Mais elle peut aussi accentuer la différence ou l'indifférence par rapport aux personnes, comme des patients, qui se plaignent beaucoup. D'une manière globale, tous les parcours de soin classiques peuvent être perçus comme de la bobologie. Les soignants auront certainement un moment nécessaire pour déprogrammer ou rétrograder graduellement leur perception de grave ou pas grave, urgent ou non urgent.
    • L'attitude de futurs patients, après un retour à des hospitalisations ordinaires, devrait être exemplaire et respectueuse.  Souhaitons que les évènements actuels aient fait comprendre aux patients impatients ou irritables que les personnels sont là pour leur bien et réduire ainsi la maltraitance de certains patients ( agressions verbales).
  • Bon courage à tous les soignants et merci !

L'esprit yoga et le coronavirus. Comprendre.

L'apparition du coronavirus apporte des effets indésirables qui sont observables par tous. L'économie est affectée et surtout le niveau d'anxiété et la peur qui sont tout aussi contaminant que le virus lui-même. Pour arriver à prendre de la hauteur, dans ces situations exemplaires il est utile de rappeler et d'expliquer pourquoi une société peut adopter, si brusquement, de telles attitudes.

  1. Ce qui est actuellement en oeuvre dans notre société, c'est une réaction en chaîne liée à la spécificité de la dynamique des groupes, ou si vous préférez, à la psychologie de masse. Les règles qui régissent ce mouvement de société sont dictés par des paramètres intangibles que nous retrouvons régulièrement. Les voici.
  • Plus un groupe est important dans le partage d'une information , surtout si elle est stressante, plus son (QI)quotient intellectuel baisse et plus son (QE) quotient émotionnel augmente. Ce qui rend la situation très affective, pulsionnelle et subjective.
  • Plus la peur est présente, plus elle conduit à des réactions anormales ou décalées par rapport au contexte ( on se rue dans les magasins). C'est ici une réaction que l'on peut nommer d'extraordinaire ( elle sort de l'ordinaire), proche de l'instinct grégaire et donc animal. Il y a une perte de contrôle sur des décisions raisonnables.
  • La psychologie de masse convoque à uniformiser les informations et à niveler ou limiter les comportements à des attitudes de rejets de l'autre, augmentation de la dimension paranoïaque.

Je ne peux que suggérer de prendre un peu de recul par rapport au flux émotionnel de la masse. Si l'on n'est pas concerné par une agression directe ou la réalité médicale, il est inutile de tourner en boucle dans son esprit des obsessions. On peut limiter ses consultations sur internet ou sur les chaînes d'informations, car elles augmentent l'anxiété.

Le flux émotionnel apporté par les effets de masse sont comme des vagues qui peuvent nous emporter. Il est donc utile de savoir décider d'une posture plus rationnelle, qui ne soit pas aussi dans le déni.

 

En préservant ses forces en les canalisant autrement, on est moins fragile "et au cas où" on aura gardé des forces.

 

Il es possible d'aborder cette étape avec douceur et patience. Elles aussi ont des vertus virales !!!