"Mon petit doigt m'a dit": un blog consacré au développement personnel !



Ci-dessous tous les posts faisant référence à la situation psychologique du Covid-19.


Télétravail. Quels sont les impacts psychologiques cachés

« Nous avons besoin des autres pour savoir qui nous sommes »

La crise sanitaire réduit les interactions humaines au travail et elles se font de plus en plus par la voie des écrans. La vie virtuelle est donc entrée de plein fouet dans le monde du travail, tout comme les tâches professionnelles sont entrés dans notre cuisine ou salon ! Nous n’étions pas préparés à ce bouleversement. La vie sociale  normale, c'est-à-dire "sans masque" (au sens propre comme au sens figuré) est empreinte de libertés, et de spontanéité. Elle nous plonge dans l’Autre sans pouvoir dissimuler nos manques et frustrations à l’autre. C’est le rôle et la fonction magique de l’altérité : nous réveiller, nous stimuler, nous obliger à être sociables au sens noble du terme.

 

Les formes techniques apportées par le travail à domicile nous coupent de cette expérience de la vie"en direct" et de sa dynamique affective constructive, car elle  évolutive. Or, cette dimension représente un enjeu important pour affirmer notre confiance et accepter le regard de l’autre. Sous le confort apparent du télétravail s'affichent déjà la progression de nouvelles formes d’isolements psychologiques. Celui dont nous sommes conscients : entretenu aveuglément par la voie de notre narcissisme ou  celui que nous vivons subissons  plus confusément.


Pour encourager cette réflexion, voici un rappel sur les valeurs universelles de notre vie humaine :

  • Nous sommes par essence des êtres sociaux. C’est-à-dire que nous progressons grâce aux interpénétrations sociales et aux partages : les idées, la culture, les habitudes de vie. Depuis notre naissance, ce sont avec et grâce aux « jeux » de ces interactions humaines que nous ne cessons de progresser et de grandir.
  • Grâce aux interactions humaines, aux conflits, à la comparaison, que nous donnons un sens à nos choix. Les échanges constructifs ou conflictuels ont donc TOUS une importance. Il semblerait qu'en leur absence nous serions  plus vulnérables, plus poreux dès qu’il s’agirait d'affronter les chocs de la vie.
  • La ressource et la fonction de la vie relationnelle existent grâce à la présence de l’Autre, puisqu’il est celui qui ne pense pas et qui n’agit pas comme moi. C’est  ce chassé-croisé permanent que nous permet de savoir qui nous sommes vraiment : ne pas être uniquement soit des robots , soit des égocentriques. Si nous le réduisons, nous pouvons devenir en quelque sorte " associal" ou plus complexe dans la partage humain.

Il y aura bien un terme à cette crise sanitaire et chacun peut réfléchir aux avantages

de cette vie sociale d’avant, pour ultérieurement, la vivre plus consciemment et la savourer !

Une réflexion utile pour élever notre niveau de conscience. On peut se poser les questions suivantes :

 

  1. Analyser  sa progression relationnelle depuis le début de la crise (ouverture, fermeture, sincérité, retrait).
  2. Qu’est devenue la place de votre affectivité, celle de l'intensité de votre sensibilité ? Avez -vous perdu pied dans la  confiance en soi et surtout l’estime de l’autre ?
  3. Petite maxime utile que l'on peut écrire sur un post-it au bureau.« Je ne peux pas m’estimer si je n’estime pas les autres ».
  4. In fine le risque majeur de ce parcours « sanitaire » ne serait-il pas de perdre les repères de la vie relationnelle saine. En prenant trop de recul avec les interactions sociales chacun peut veiller à entretenir la confiance dans la VALEUR de la relation, de ne perdre l’habitude du conflit qui fait du bien.
  5. En oubliant les forces de la parole partagée, on peut aussi perdre l'habitude de demander de l’aide psychologique .
  6. La question majeure et intergénérationnelle est de se  piéger seul dans un ego qui autosuffisant. Ce qui est en soi , au vue de ce qui vient d'être exposé, une forme de pronostic d’une petite forme de mort annoncée au niveau de la personnalité.

Les ressources de la psychothérapie sont utiles, car elles favorisent le regard extérieur.

Pour vivre mieux demain avec les autres, je peux demander de l'aide et rester

connecté à l'avis de l'autre via des consultations psychologiques.

En savoir plus

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Pascale Morand. Psychothérapeute Mars 2021


Que penser de l'efficience du télétravail

 

Les bénéfices du travail à domicile serait-il un miroir aux alouettes ?

"Le télétravail augmenterait l’efficacité professionnelle". Les analyses de presse fusent en ce sens. Même si ces effets d’annonces sont toujours à relativiser, ils me permettent de mettre à plat un constat de réalité. De nouvelles formes d’accompagnements thérapeutiques seront à envisager prochainement. Trois situations interpellent déjà, car elles délitent dès à présent des repères liés cette fois-ci,  à l’équilibre de notre personnalité.

 

Des dysfonctionnement évalués au niveau des personnes et non de la rentabilité des entreprises :


Qu'apportent exactement le travail à domicile ? Outre l'intérêt sanitaire flagrant et obligatoire, la question d'une prolongation en dehors de la crise sanitaire est-elle vraiment adapté à notre mode de culture latine qui aime le contact ? Les conséquences probables du fonctionnement induit par le  télétravail offre plusieurs lectures : sanitaire, économique, politique... Voici une suggestion de réflexion qui ouvre le débat au niveau de la part d'humanité qui veille en nous. Quels sont les diagnostics déjà évalués en dehors des informations officielles au coeur des consultations psychologiques ? Que se passe t-il réellement autour de la vitalité de la relation professionnelle ?

 

  •   Dans le fonctionnement apporté par le travail à domicile, les personnes effacées ou timides s’en sortent bien. Elles peuvent voir dans ce système une façon de se protéger et d’éviter les agressions naturelles et obligatoires du monde professionnel. Vivre ensemble « à distance » ne remplacera pas l’enjeu du contact humain réel : faire et décider ensemble, négocier, apprendre les bonnes ou mauvaises nouvelles, affirmer un point de vue… Cet avantage est relatif, car du point de vue de la dynamisation psychique, ces personnalités auront augmenté une forme d’inadaptation dans le cadre d’une reprise active normale. De nouvelles formes de souffrance au travail verront le jour : celles d’avoir tiré avantage d’un isolement. Pour ces personnes qui sont des parents, cet isolement est pervers, car leurs enfants, tout comme tous leurs proches en contact avec des liens sociaux pendant la crise (école, travail), sont susceptibles d'être perçus comme intrusifs.
  • Les règles de vie au travail présentiel, lorsqu’elles sont posées et respectées sont bienfaitrices et fournissent une réelle émulation du collectif. Nous ne pouvons pas expérimenter cette source émotionnelle en travaillant à distance et même perdre l’habitude de ce bon sens : faire ensemble dans le respect de certaines règles qui contribuent à un bien-être au travail et une image de l’entreprise agréable. Cette stimulation de la personnalité est nécessaire à notre équilibre psychique, tout comme à celui de la vie de l'entreprise. Le retrait comportemental du télétravail aura donc des conséquences identitaires à deux niveaux, pour les salariés et la dynamique humaine des entreprises elles-même.
  • À l'occasion de séquences de Coaching professionnel réalisées en dehors de cette crise, on constate que le malaise au travail peut être aisément apaisé par des modifications simples que ne sont plus transposables à domicile. Ce sont par exemple : les entrées intempestives dans les bureaux, le bruit de discussions inadaptées, la porte d’un bureau que l’on n’ose fermer pour ne pas vexer, les consultations des mails privés… La liste est longue et ces accumulations et la gestion de ces détails font référence souvent plus au bon sens qu’à une désorganisation interne. Ces « détails » de la vie professionnelle apportent une fatigue qui va augmenter la susceptibilité et réduire l’attention. Il est donc logique le la forme du télétravail apporte une part de confort et d’efficacité. Mais le retrait des interactions empêchent précisément cette progression de savoir-vivre ensemble. Les règles de vie au travail présentiel, lorsqu’elles sont posées et respectées sont bienfaitrices et fournissent une réelle émulation du collectif. Nous ne pouvons pas expérimenter cette source émotionnelle en travaillant à distance et même perdre l’habitude de ce bon sens : faire ensemble dans le respect de certaines règles qui contribuent à un bien-être au travail et une image de l’entreprise agréable.
  • Les interactions verbales ou frontales, les habitudes de vie au travail permettent également de s’évaluer en se comparant à la pratique de l’autre. Il n’y a là rien de toxique, puisque nous avançons par, avec et au détriment de nos relations et de la présence des collègues. La forme induite par le travail à distance rejette cette dynamique. Si l’on n’est pas suffisamment attentif, on peut aisément devenir autosuffisant, refuser la critique et ne plus accepter le regard de l’autre ou toute forme de supervision. Or, c’est par ce jeu relationnel du présentiel qu’il est possible de progresser personnellement tout comme de faire avancer les projets d’entreprise. Il est difficile d’évaluer ses compétences professionnelles (actives ou inhibées), ses réelles performances, car pour cela nous avons besoin d’une personne extérieure : de se comparer à l'autre. Les jeux relationnels au travail favorisent la progression professionnelle in situ et aussi lors de recherches d’emploi : moments clé où l'on va être évalué par l'autre.

    •    C’est en comparant ses propres performances professionnelles à celles des autres que

nous pouvons réellement identifier notre efficacité et pertinence. Savoir si nous sommes efficaces

et utiles pour les autres au travail.

 

 

Les ressources du coaching professionnel sont utiles, car elles favorisent le regard extérieur.

Vous encadrez des équipes, pourquoi ne pas vous donner du temps pour réfléchir ensemble

aux facteurs humains et à la réparation post-crise ?

 

Contact >>> suivre le lien

 

 

 

Pascale Morand. Coach en développement des compétences. Mars 2021


L'esprit yoga pendant la crise sanitaire.

 

Savoir faire le vide et faire le plein pendant la crise sanitaire

 

L'apparition du coronavirus apporte des effets indésirables qui sont observables par tous. L'économie est affectée et surtout le niveau d'anxiété et la peur qui sont tout aussi contaminant que le virus lui-même. Pour arriver à prendre de la hauteur, dans ces situations exemplaires il est utile de rappeler et d'expliquer pourquoi une société peut adopter, si brusquement, de telles attitudes.

  1. Ce qui est actuellement en oeuvre dans notre société, c'est une réaction en chaîne liée à la spécificité de la dynamique des groupes, ou si vous préférez, à la psychologie de masse. Les règles qui régissent ce mouvement de société sont dictés par des paramètres intangibles que nous retrouvons régulièrement. Les voici.
  • Plus un groupe est important dans le partage d'une information , surtout si elle est stressante, plus son (QI)quotient intellectuel baisse et plus son (QE) quotient émotionnel augmente. Ce qui rend la situation très affective, pulsionnelle et subjective.
  • Plus la peur est présente, plus elle conduit à des réactions anormales ou décalées par rapport au contexte ( on se rue dans les magasins). C'est ici une réaction que l'on peut nommer d'extraordinaire ( elle sort de l'ordinaire), proche de l'instinct grégaire et donc animal. Il y a une perte de contrôle sur des décisions raisonnables.
  • La psychologie de masse convoque à uniformiser les informations et à niveler ou limiter les comportements à des attitudes de rejets de l'autre, augmentation de la dimension paranoïaque.

Il est possible d'aborder cette étape avec douceur et patience. Elles aussi ont des vertus virales !!!

 

  1. Je ne peux que suggérer de prendre un peu de recul par rapport au flux émotionnel de la masse.
  2. Si l'on n'est pas concerné par une agression directe ou la réalité médicale, il est inutile de tourner en boucle dans son esprit des obsessions.
  3. On peut limiter ses consultations sur internet ou sur les chaînes d'informations, car elles augmentent l'anxiété.
  4. Le flux émotionnel apporté par les effets de masse sont comme des vagues qui peuvent nous emporter. Il est donc utile de savoir décider d'une posture plus rationnelle, qui ne soit pas aussi dans le déni.
  5. En préservant ses forces en les canalisant autrement, on est moins fragile "et au cas où" on aura gardé des forces.

 

Les ressources de la pratique de la relaxation favorise une pause et un recentrage.

Pensez-y ! Ça fonctionne bien !

Contact >>> suivre le lien

 

 

 

Pascale Morand. Relaxologue.  Mars 2021