L'esprit yoga dans les situations de stress social. Coronavirus

L'apparition du coronavirus apporte des effets indésirables qui sont observables par tous. L'économie est affectée et surtout le niveau d'anxiété et la peur qui sont tout aussi contaminant que le virus lui-même. Pour arriver à prendre de la hauteur, dans ces situations exemplaires il est utile de rappeler et d'expliquer pourquoi une société peut adopter, si brusquement, de telles attitudes.

  1. Ce qui est actuellement en oeuvre dans notre société, c'est une réaction en chaîne liée à la spécificité de la dynamique des groupes, ou si vous préférez, à la psychologie de masse. Les règles qui régissent ce mouvement de société sont dictés par des paramètres intangibles que nous retrouvons régulièrement. Les voici.
  • Plus un groupe est important dans le partage d'une information , surtout si elle est stressante, plus son (QI)quotient intellectuel baisse et plus son (QE) quotient émotionnel augmente. Ce qui rend la situation très affective, pulsionnelle et subjective.
  • Plus la peur est présente, plus elle conduit à des réactions anormales ou décalées par rapport au contexte ( on se rue dans les magasins). C'est ici une réaction que l'on peut nommer d'extraordinaire ( elle sort de l'ordinaire), proche de l'instinct grégaire et donc animal. Il y a une perte de contrôle sur des décisions raisonnables.
  • La psychologie de masse convoque à uniformiser les informations et à niveler ou limiter les comportements à des attitudes de rejets de l'autre, augmentation de la dimension paranoïaque.

Je ne peux que suggérer de prendre un peu de recul par rapport au flux émotionnel de la masse. Si l'on n'est pas concerné par une agression directe ou la réalité médicale, il est inutile de tourner en boucle dans son esprit des obsessions. On peut limiter ses consultations sur internet ou sur les chaînes d'informations, car elles augmentent l'anxiété.

Le flux émotionnel apporté par les effets de masse sont comme des vagues qui peuvent nous emporter. Il est donc utile de savoir décider d'une posture plus rationnelle, qui ne soit pas aussi dans le déni.

 

En préservant ses forces en les canalisant autrement, on est moins fragile "et au cas où" on aura gardé des forces.

 

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